Veille Technologique
La veille technologique est une activité continue qui consiste à surveiller, collecter et analyser les dernières innovations, tendances et actualités d'un secteur technique. C'est, en quelque sorte, un « radar » qui permet de rester à jour. Dans notre cas, le secteur de l'informatique évolue très rapidement, et dans tous les secteurs : à la fois avec des avancées technologiques, mais aussi des menaces. C'est pour cela que rester informé est nécessaire : cela permet de garantir la performance, la sécurité et la pérennité des infrastructures.
Ma démarche de veille a été plutôt manuelle, par consultation régulières de sources spécialisées, généralistes, comme Microsoft News, IT Connect, LinkedIn, Reddit des recommandations Google, ou même des discussions orales avec des personnes physiques.
Bien que je n'ai pas réalisé d'automatisation, cette veille m'a permis d'identifier des changements importants dans le monde de l'informatique d'aujourd'hui, passés, ou dans un futur proche.
Le tournant vers PowerShell
Microsoft a annoncé la dépréciation progressive de VBScript, et prépare l'abandon des scripts batch (.bat / .cmd), au profit de PowerShell.
Fin de VBS : VBScript sera définitivement désactivé dans les prochaines versions de Windows 11. Il était encore utilisé par certains scripts d'administration hérités et des attaquants malveillants.
Fichiers .BAT en sursis : Les fichiers .BAT/.CMD restent fonctionnels pour l'instant, mais Microsoft oriente clairement les administrateurs vers PowerShell pour toute automatisation
PowerShell universel : PowerShell devient le langage de scripting de référence sur Windows, Linux et macOS, avec une syntaxe orientée objet bien plus puissante.
La maîtrise de PowerShell devient indispensable pour l'automatisation d'une variété de tâches, comme l'administration système, la gestion des utilisateurs Active Directory, la supervision de serveurs Windows...
La démocratisation de l'IA
L'intelligence générative (ChatGPT, Claude...) s'est démocratisée et étendue à une vitesse imprévue depuis 2023. Son utilisation grandissante, possiblement gratuite, l'a fait devenir un outil presque banal ; avec des intégrations dans les suites bureautiques, dans les navigateurs web et même dans les systèmes d'exploitation (comme Microsoft Copilot est intégré nativement dans Windows 11 et Microsoft 365).
En corrélation avec la fleuraison de l'IA, le prix du matériel (des composants informatiques) a explosé : notamment avec la RAM (mémoire temporaire), les GPU (Processeurs Graphiques), les CPU (Processeurs) et les SSD (Solid State Drive : Disque de stockage).
Dans le grand public, le prix de la RAM a eu une hausse environnante à 100%, les GPU environ 15%, les CPU 10 % et le stockage SSD entre 20 et 40%.
Du côté professionnel, le prix des GPU a plus que doublé, avec des composants spécialisés avoisinant les 40000€, et une hausse similaire sur les autres matériels.
De plus, les fabricants privilégient maintenant les professionnels, car plus rentables, et l'entrée de la Chine dans les marchés n'a pas fait descendre les prix comme espéré.
Souveraineté et Cybersécurité "Zero Trust"
Zero Trust : Faces aux cyberattaques dopées à l'IA, la norme en entreprise devient de jamais faire confiance et de toujours vérifier.
-> Authentification dynamique pour chaque donnée, même interne
Souveraineté : L'Europe a récemment massivement investi dans des infrastructures locales pour éviter la dépendance aux géants américains. C'est le cas avec le stockage de données sensibles, comme d'IA Nationales, ou avec le Plan Linux en France depuis 2025 : l'objectif est d'abandonner Windows progressivement, et potentiellement de se tourner vers une distribution nationale "FranceOS", basée sur Ubuntu.
Le projet est poussé par le succès du passage de la CNAM et de la Gendarmerie Nationale (GendBuntu) ; les expériences pour environ 180 000 personnes ont été un succès : économies de licences, meilleure protection cyber...
Vers un nouvel adressage IP ?
Un dossier de proposition à été soumis à l'IETF très récemment (14/04/2026), pour un protocole baptisé IPv8. Alors que IPv4 propose un adressage sur 32 bits (4 294 967 296 adresses), IPv8 aurait un adressage possible sur 64 bits (18 446 744 073 709 551 616 adresses), tout en étant compatible avec IPv4 !
L'IPv8 serait un double d'IPv4, et se décomposerait en un préfixe de routage de 32 bits (AS), et une adresse hôte de 32 bits, ni plus ni moins qu'une adresse IPv4.
"IPv4 est un sous-ensemble de IPv8. Une adresse IPv8 dont le champ de préfixe de routage est défini sur zéro est une adresse IPv4. Aucun appareil, aucune application ni aucun réseau existant ne nécessite de modification. La suite est 100 % rétro compatible."
IPv8 résoudrait donc le problème de pénurie d'adresse, tout en gardant donc la compatibilité avec les appareils IPv4, format plus apprécié que IPv6 car plus lisible.